5 curieuses histoires de vin

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OU comment briller lors d’un repas entre amis quand vous ouvrez votre bouteille de vin préférée.

Tout le monde veut en savoir sur le vin, ça stimule la conversation et c’est toujours bon enfant, en plus d’être intéressant. Alors si vous voulez en connaître plus et avoir quelques petites anecdotes à balancer lors de votre prochain repas de famille. Je vous laisse lire la suite !

 

Au début des âges

8000 ans de dégustation, et les maîtres n’en étaient pas la France ou l’Italie.

Où et comment est-ce arrivé? Assez loin de chez nous en vérité. Les plus vieilles découvertes faites à ce jour sont situées en Asie mineure, en Géorgie sur les versants du Caucase pour être plus exact.

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Et donc la recette de la potion magique? Un oubli en fait, du moins c’est l’hypothèse la plus probable à ce jour. Disons le comme ça, un mec oublie dans un pot en terre cuite des grappes de raisin, celles-ci ayant déjà commencé à faire du jus, sous l’effet de chaleur, la fermentation alcoolique s’engage doucement. Et quand le gentilhomme revient, il goûte son jus de raisin, qui évidement ne tarde pas à le rendre plus sympathique encore.


La première cuite de l’histoire entre autre.


Sauf qu’on parle d’une piquette, bien loin de la soirée à boire un Crozes-Hermitage et toute sa gourmandise, entouré des personnes que l’on chérit.

 

 

1er Millésime

 

Les millésimes ne sont pas l’invention des Bordelais ou des Bourguignons ou de tout autres vignerons européen, mais une invention des Égyptiens.

Ah ces égyptiens! Les pyramides, les temples, le désert…que de merveilles réunies par une seule civilisation et bien que ça paraisse incroyable, on y cultivait aussi la vigne! Et cerise sur le gâteau en –
3000 av JC, à croire que les Allemands
ont une ascendance directe avec les peules du sable, le but était de faire du bon vin. C’est la première civilisation à avoir eu une méthode de sélection des millésimes, et même si nous n’avons que très peu d’information sur leurs méthodes de vinifications, les amphores retrouvées sur place attestent de ce fait, elle étaient gravées de hiéroglyphes, indiquant la provenance et l’année de vendange. Ce qui dénote un intéressement à la valeur gustative et donc à un procédé qualitatif, il y a fort à parier que les méthodes de vinification étaient aussi relativement évoluées.

Le sceau royal appliqué sur certains récipients indique que ceux-ci était réservé à pharaon. Il indique aussi qu’il y avait les premiers maîtres de chais, qui avaient la responsabilité de contrôler l’ensemble des vins et de faire la meilleure sélection pour la royauté. Grande responsabilité pour cet homme là !


 

Celtes, Grecs, Romains, et petite fête entre amis.

Ôooh Dionysos !

Ils sont beaux tout ces grands banquets, ces orgies romaines, ces soirées mondaines d’un autre temps, le genre de soirées à ne pas louper apparemment! Mais il ne s’agit que de l’envers du décors, le vin au début avait une toute autre utilisation dans l’antiquité.

Nous connaissons plus ou moins bien les anciennes civilisations, Grecs, Romains et celtes.

Le vin était considéré comme une boisson mystique, elle faisait planer, elle désinhibait. Elle permettait d’être en communion avec les divinités.

Alors qu’imaginez-vous? Le grec dans sa toge blanche à philosopher?

La noblesse s’entourait de quelques bouteilles pour festoyer et réciter des poèmes, des pensées, des philosophies. Seule règle de cet art, interdiction formelle d’avoir la tête qui tourne et donc de faire mauvaise figure, le but étant de développer la créativité et faire bonne impression. l’after-party commençait un peu plus tard à ce que l’on en sait.

Ils s’en servaient aussi pour des commémorations divines. Rien de bien étonnant avec un dieu comme Dionysos.


À vous de voir le pourquoi du comment, mais si la poésie ne vous plaît pas, vous avez peut être une piste à étudier.


Mais il y a d’autres civilisations qui ne voyaient pas le breuvage sous le même angle. Étrangement, souvent les peuplades du nord. Et oui il fallait bien trouver un moyen de se réchauffer! Les Celtes usaient de l’alcool à des fins purement récréatives. S’il devait bien y avoir quelque lien avec les divinités, il est souvent difficile de le retrouver, ayant très peu de documents écrits.

Les Celtes avaient un penchant tellement prononcé pour l’ébriété que les Romains en étaient scandalisés. Voilà comment les ivrognes font de la résistance.


Vous comprendrez donc cette fascination du grand-père pour sa gnôle maintenant.


Éthanol et Génétique

L’alcool est mauvais pour la santé, de nombreuses études l’ont déjà prouvé. Pourtant c’est la substance qui a le plus fait évoluer l’être humain de toute l’histoire! improbable non?

Si la domestication de la vigne et la vinification ont à peu près 8000 ans, il est vrai que l’homme a su déguster des fruits à moitié fermentés et ceci depuis des centaines de milliers d’années!

D’ailleurs dans le monde animal, nous avions déjà remarqué que les animaux avaient un tendance certaine à savoir reconnaître les plantes et fruits pouvant les mettre en état d’ivresse.

Ceci étant dit, la génétique de l’homme à évolué de façon à métaboliser l’alcool quarante fois plus vite que toute autre espèce. Les enzymes créés pour cette effet permettent un ralentissement du métabolisme général afin de pouvoir mieux stocker les graisses, et donc de résister au froid et permettre une meilleure survie.

Mais il n’a pas permis de faire que cela! Bien plus tard lors de la domestication de la vigne et des procédés de vinification contrôlés et autre élaboration alcoolique, quand l’homme décida de se sédentariser, l’alcool aurait permit des rassemblements sociaux, pour ensuite organiser les masses en civilisation. Il aurait aussi permit l’élaboration d’anti-douleurs et de médicaments, toujours à une époque où la chimie moderne n’éxistait pas


“Apparemment poivroter ensemble permet de construire un monde meilleur.” Jacques du PMU.


L’alcool n’est pas digeste pour tout le monde! Plus de 50% de la population Asiatique ne possède pas l’enzyme nécessaire à sa métabolisation. Il en va de même pour les peuplades africaines, qui n’ont jamais été habituées à une consommation extravagante d’alcool. Du coup il leur en faut très peu pour devenir très saoul. Et on sait tous très bien comment ça finit.

Pour d’autres informations vous pouvez suivre ce lien :

source : Science & Avenir


Des ptites bulles.

Ça vous dirait une petite coupe de champagne sans bulles ? Et bien pendant très longtemps, personne n’en voulait des bulles.

Il est quelque fois appréciable de se poser, coupe de champagne à la main, avec une petite tranche de truffe dedans histoire de faire plus luxueux encore que la boisson n’en a déjà l’air. Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi.

Le vin effervescent existe depuis très longtemps, selon des récits égyptiens, grecs et romains. Pendant très longtemps, notamment au moyen-âge, l’effervescence était considérée comme un défaut du vin. D’ailleurs les moines bénédictin et notamment Dom Ruinard qui se battait contre ces maudites bulles. Il ne comprenait pas pourquoi les vins repartaient en fermentation. Et malgré l’improvisation de nombreuses techniques pour éviter cette re-fermentation spontanée, rien n’y fit.

C’est Dom Pérignon, moine bénédictin lui aussi, à l’abbaye de Hautvillers qui viendra entre autre révolutionner la pratique.

Oui ce moine là avait du Génie. S’il n’est pas l’inventeur à proprement parler, il participa grandement à son évolution.

  • méthode champenoise
  • assemblage de cépage
  • ré-utilisation du bouchon de liège.

Selon les manuscrit du moine Pierre, s’il passait beaucoup de temps dans la vigne avant les vendanges, il ne goûtait pas les raisins. Il se les faisait apporter dans sa chambre et les goûtait seulement le lendemain, à jeun. C’est comme ça qu’est venu l’assemblage des cépage et la distinction des différents millésimes. Dom Pérignon était aussi un excellent gestionnaire, et un excellent commerçant. Il vendait déjà le raisin et la bouteille à des prix exorbitants.


Les premiers club de dégustation.


Mais ce sont les Anglais qui ont contribué à rendre le champagne célèbre. On pourrait même dire l’ensemble des vins français. Principaux importateurs, ce sont eux qui ont développé la dégustation. Notamment la haute bourgeoisie qui se réunissait pour statuer sur la qualité de telle ou telle cuvée.

source : maison des Champagne


En bref

Des histoires il y en a plein, et ce petit article ne dit pas tout, je ferai de petits épisodes à l’occasion pour vous en raconter d’autres! Et au prochain repas de famille, en plus d’engager une conversation intéressante, vous ferez concurrence à votre beau-frère par la même occasion.

Yelin Hemming

Illustration : Martino Campagnoli.